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COLLOQUE : Les Catégories dans la philosophie japonnaise

Publié le 15 juillet 2019 Mis à jour le 15 juillet 2019
Date(s)

le 22 novembre 2019

Lieu(x)
Bâtiment F (Simone Veil)
Salle des Conférences F352
Plan d'accès
Depuis qu’Aristote a tenté de récapituler en un ensemble de dix catégories l’ensemble des prédicats de l’être, plane sur la philosophie le sentiment d’une tâche à accomplir. Les philosophes n’ont eu de cesse de tenter de compléter la liste aristotélicienne, — la tentative la plus ambitieuse à ce jour restant celle de Kant dans la Critique de la raison pure. Pourtant, la linguistique, par la voix d’Emile Benvéniste, apporta une pièce essentielle au dossier. L’être (to einai) qui hante toute l’histoire de la philosophie occidentale, n’aurait été qu’une illusion de langage : la philosophie l’ombre portée par la structure propre de la langue grecque. Ainsi, entre l’être et la pensée, Benvéniste introduit le langage. Les traditions non-européennes ou non-occidentales, s’invitèrent progressivement dans la danse philosophique, provincialisant le corpus classique.
Étudier les catégories de la pensée japonaise, c’est d’abord étudier la manière dont les catégories classiques de la pensée européenne ont été traduites : ainsi de shūkyō 宗教, pour religion, ou de tetsugaku 哲学pour philosophie. Mais le détour par le Japon nous ouvre aussi un tout autre programme. Prolongeant le projet aristotélicien d’une table des catégories, on pourrait tenter, par le Japon, une table des catégories élargie, qui inclurait un certain nombre de concepts propres à la pensée japonaise et qui rassemblerait des concepts « intraduisibles » ou réputés tels. Un certain nombre de concepts peuvent être ici cités : le ma (間), intervalle, espace ou durée ; le fûdo (風土) comme climat ou milieu ; le basho (場所) ou lieu ; l’iki ((粋) qu’on traduit par fois chic ou style, etc.

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Mis à jour le 15 juillet 2019